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Les
Premiers Soldats Belges, Héros de la guerre 1914-1918 Morts au champs d'honneur à Visé |
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| Auguste
Bouko, Maréchal des Logis 1e
cl., Gendarmerie Jean-Pierre Thill, Maréchal des Logis 1e cl., Gendarmerie |
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| Louis
Maulus, soldat 12e de Ligne Prosper Van Gastel, soldat, 12e de Ligne (le récit de la bataille de Visé, cliquez ici) |
Vous
entendez la Marche de la Gendarmerie
d'Arthur
Prevost (1888-1967)
cliquez sur
les images pour agrandir
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| fiche matricule | portrait | carrière | fiche matricule |
portrait | carrière |
| BOUKO Auguste | TILL Jean-Pierre | ||||
Né à Limerlé (Gouvy) prov. Lux. le 15
septembre 1863
A titre posthume
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| Les images
et renseignements concernant les gendarmes Bouko et Thill
nous ont aimablement été communiqués par Benoît Mihail, Conservateur. Service Historique de la Police Historische Dienst van de Politie (CGC-H) Avenue de la Force Aérienne 33 Luchtmachtlaan, B - 1040 Bruxelles / Brussel T 02-6426929 F 02-6426369 Pour visiter le musée:réservation via museum@polfed.be ou au numéro de fax 02/646.80.51.
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Le combat des gendarmes Bouko () , Thill (), Noerdinger, Peiffer et Boulanger à Visé.
4 août 1914, Visé.
A 13 h. 15, cinq gendarmes belges, à vélo, arrivant de Gemmenich par Mouland, entrent dans la ville dont le quartier nord paraît désert.
Silencieux, ils passent l'un après l'autre, devant le collège Saint-Hadelin.
Leurs ombres se mêlent à celles des chênes qui bordent la route.
A une centaine de mètres du carrefour, le premier lève un bras et pousse un cri.
D'un même mouvement les cinq hommes font halte.
Les vélos sont prestement jetés sur l'accotement et chacun, d'un coup d'épaule, fait virer le fusil chargé qu'il porte en bandoulière.
Devant eux, une fusillade éclate dans un fracas assourdissant.
Des centaines de soldats gris, agenouillés, couchés, debout, braquent leur arme sur les cinq audacieux qui, au lieu de faire demi-tour, acceptent froidement cette lutte terrible et inégale.
Scène poignante
Un genou en terre, le commandant du petit groupe s'est crânement posté au milieu de la rue et a poussé un cri, un rugissement qui domine le carme de la mousqueterie: " Vive le Roi" "Vive la Belgique "
Tout autour de lui, ses hommes agenouillés dans la poussière du chemin, se sont mis en position de tir.
Sans se soucier des balles qui s'abattent en averses drues, ils se sont placés face aux tirailleurs ennemis, de façon que rien n'obstrue leur champ de vision.
Leurs énormes bonnets à poils, assujettis par la jugulaire, leur donnent l'air farouche et redoutable de vieux grognards venus des lointains irréels de la légende.
Calmement, ils épaulent, visent, pressent la détente, ouvrent et referment le verrou de leur mauser.
Devant eux, plus de deux cents fusils crépitent.
Le Vieux Rempart de Visé et la prairie Leers qui s'étale à gauche du chemin, sont hérissés de casques à pointe.
Les balles allemandes passent en rafales, raclent la route, écorcent les arbres, arrachent des flocons de poussière rouge aux murs en briques de la maison Brouwers.
L'abbé Goffin, directeur du collège Saint-Hadelin, attiré par le bruit de la fusillade, accourt.
A peine a-t-il pu se rendre compte de l'effroyable combat où sont engagés les cinq gendarmes belges, qu'il voit l'un d'eux tomber lourdement à la renverse.(Bouko)
Le prêtre se précipite, se penche sur le moribond, le prend délicatement entre ses bras et sur sa pauvre figure déjà figée dans la pâleur de la mort, trace un grand signe de croix.
Puis, se retournant vers les autres tireurs, il leur crie: "Dites votre acte de contrition, je vais vous donner l'absolution".
Vision d'épopée où passe le souffle exaltant de l'idéalisme chrétien.
Comme les preux d'autrefois, les quatre héros dédient à Dieu les derniers battements de leur grand cur.
Tout en chargeant et déchargeant leur mauser, posément, sans précipitation, ils prononcent d'une voix vibrante les paroles de repentir qui sont les paroles d'adieu à la vie:
"Mon Seigneur et mon Dieu, je suis triste et repentant...."
Les verrous des fusils s'ouvrent et se referment avec de brusques grincements métalliques.
Les détonations fusent de toutes parts, hachant, de courtes interruptions, l'émouvante prière qui s'égrène imperturbablement et monte vers le ciel comme un appel pathétique.
"...mais surtout parce que vous êtes infiniment bon...."
La ronde sinistre des balles s'affole.
La tempête de feu qui s'acharne sur les quatre hommes s'exaspère en un tumulte dément.
Sur le bord de la route, debout, tête nue, indifférent à la mort qui le frôle, le prêtre lève les yeux au ciel, et lentement trace le signe de la rédemption sur ses quatre compatriotes
"Ego vos absolvo..."
A ce moment, un cri perçant jaillit dans le vacarme.
Le gendarme agenouillé près de la maison Brouwers, vient de laisser choir son fusil.
Du côté gauche de sa tunique, un jet de sang gicle et ruisselle en longues traînées rouges sur le mur de l'immeuble.
Une balle lui a sectionné l'aorte.
Le malheureux s'affaisse doucement, la face contre terre.(Thill)
Ils ne sont plus que trois... Trois... en face des masses qui submergent Visé.
Vont-ils abandonner la lutte, se glisser dans le fossé qui longe la route et battre en retrait vers le nord ?
Ou bien l'honneur de leurs armes étant sauf, vont-ils s'incliner devant l'écrasante supériorité numérique de l'adversaire et accepter le sort pénible de captivité ?
La mort est là qui passe sans cesse et fait siffler ses ricanements et ses menaces.
Mais ici, ce n est pas l'esprit qui raisonne et pèse les risques, c'est le cur, palpitant de fièvre héroïque, qui déclenche les réflexes.
La lutte désespérée continue
Ils ne sont plus que trois...
Leurs silhouettes noires se détachent en cibles nettes sur la blancheur de la route
Pas un ne bouge, ne se déplace pour se mettre hors d'atteinte.
On dirait trois statues scellées dans le sol si ce n'étaient les mouvements prompts et nerveux des braves qui, après chaque coup, retirent le verrou du fusil ajustent l'arme à hauteur de la joue droite.
A certains moments, les mains plongent dans les cartouchières cuir noir fixées au ceinturon et qui, peu à peu, se vident.
Autour de chaque tireur, les douilles fumantes s'accumulent.
Les Allemands, exaspérés par la folle témérité de trois adversaires qui semblent narguer leurs centaines de fusils, mettent une mitrailleuse en batterie.
Bientôt, un crépitement régulier domine le tohu-bohu de la fusillade...
Tacatac...
Une rafale atteint en plein ventre un des trois Belges.
L'homme s'écroule, plié en deux, et se contorsionne dans la poussière du chemin, en poussant des hurlements de douleur.
Peu après, un autre se rejette brusquement en arrière, s'abrite la tête de l'avant-bras droit comme pour esquiver le coup, lâche son fusil et s'affale, grièvement blessé.
Le troisième brûle ses dernières cartouches, il va se relever lorsqu'une balle lui fracasse le genou et le cloue au sol.
Alors seulement, la tragique empoignade prit fin.
Deux morts et trois blessés restent sur le terrain.
Grâce à l'admirable dévouement de l'abbé Goffin, les blessés, après de longs mois de traitement, se rétabliront et iront reprendre le combat sur l'Yser.
Boulanger sera prisonnier des allemands à partir du 4 août 1914 et rentrera de captivité le 31 décembre 1918.
Noerdinger sera soigné en pays occupé puis rejoindra l'armée en passant par les Pays-Bas.
Tels furent les premiers de "Ceux de
Liège".
Ils s'appelaient:
Auguste Bouko ()
Jean-PierreThill ()
Henri Noerdinger
Nicolas Peiffer
Eugène Boulanger
Cet effort impuissant, mais sublime d'abnégation et
d'héroïsme, préfigure, de façon saisissante,
la résistance belge à l'invasion
texte extrait de "Ceux de Liège"

Ils
étaient de la race de ces hommes courageux qui n'écoutaient que
leur devoir, que leur honneur et leur sens patriotique.
Des mots qui aujourd'hui n'ont plus beaucoup de sens pour nombre
de gens.
Ils ont combattu et sont morts pour la liberté de leur pays,
parce qu'ils aimaient leur pays.
Leurs carrières, cliquez sur les images pour agrandir
En 1920
le 19 septembre, un monument est inauguré devant La Poste,en
présence de toute la population, pour rappeler le sacrifice de
Bouko et Thill

Ce monument sera détruit en 1942 par les allemands et remplacé
après la guerre par un monument plus petit situé au même
endroit


Les fusils de Bouko et Thill sont visibles au musée de Visé,
bizarrement, les crosses avaient été démontées et se
trouvaient chez Martine Lambert rue du collège.
Lors du décès de cette dernière on ne sait ce qu'elles sont
devenues.
L'uniforme de Bouko se trouve au musée de l'Armée de Bruxelles
et le bonnet à poils de Thill qui était entaché de sang, au
Musée de la Gendarmerie

Le 11 novembre 1924
Inauguration du
Monument aux Morts de la Grande Guerre au cimetière de Lorette

Auguste Bouko repose au cimetière de Robermont
Photos
extraites de http://www.bel-memorial.org/photos/BOUKO_Auguste_21770.htm
Carré militaire 1914 - 1918 dans le cimetière de Robermont à
Liège, LG, BE
Photos prises en avril 2011 par Philippe HAMOIR
Texte en néérlandais extrait de http://blog.seniorennet.be/rijkswacht/archief.php?startdatum=1156716000&stopdatum=1157320800
4 augustus 1914 - WEZET
GEMMENICH:
Opperwachtmeester NOERDINGER staat er aan het hoofd van een brigade van vijf man, versterkt met enkele afgedeelden van brigades uit het binnenland.
Het zijn deze Rijkswachters die op 25 km vóór de Belgische verdedigingslinie de eerste getuigen van de vijandelijke inval zullen zijn, helaas ook de eerste slachtoffers.
Te 8 uur werd de aandacht van de wachtmeesters THILL en HENRION, die de wacht optrokken aan de grens, gewekt door snel naderbij komend hoefgetrappel. Plots daagde een huzarenpeloton op.
THILL kende de consignes en deed twee passen voorwaarts. De Duitse officier bracht met een breed gebaar zijn troep tot staan en reed de gendarmen tegemoet.
HALT. Belgische grens! beval THILL.
Dat weet ik antwoordde de Duitser.
Toen stapte de Duitser van zijn paard , nam een papier uit zijn kaartentas en las de proclamatie van de Duitse opperbevelhebber voor: de Duitsers vragen de vrije doortocht door BELGIE naar FRANKRIJK.
De Duitse luitenant klimt terug op zijn paard en trekt minachtend voorbij de Rijkswachters wier taak is niet te vechten, maar inlichtingen te verzamelen.
Wachtmeester BECHET heeft van op afstand het toneel gadegeslagen en weet hoe laat het is.
Hij fietst zo vlug mogelijk naar de brigade waar hij opperwachtmeester NOERDINGER inlicht.
Deze seint onmiddellijk de inlichtingen over en trekt zich met zijn manschappen, overeenkomstig zijn opdracht, terug op MOELINGEN.
De wachtmeesters THILL en HENRION hebben de Duitse voorspits laten voorbijtrekken en fietsen via binnenwegen naar MOELINGEN. Hijgend en zwetend onder hun berenmuts bereiken de gendarmen de MAAS. Hier zijn echter alle bruggen vernield.
Er zijn twee mogelijkheden: vluchten naar het nabijgelegen NEDERLAND of de strijd verder zetten.
Zij kiezen voor het laatste en bereiken samen met hun andere collegas van de brigade om 13.00 uur WEZET.
WEZET is op dat ogenblik reeds bezet door de Duitsers.
Pater GOFFIN, die daar een verpleegpost heeft, tracht hen nog te waarschuwen maar te laat.
Wanneer de eerste wielrijder het kruispunt van de Moelingenstraat en de Dodémontstraat oprijdt, weerklinken er schoten.
Wachtmeester BOUKO stuikt ten gronde.
Op bevel van opperwachtmeester NOERDINGER hebben de rijkswachters zich in schietstelling ontplooid en beantwoorden het vuur.
Pater GOFFIN heeft BOUKO zien vallen en buigt zich over de dode en zegent hem. De priester zit nu tussen twee vuren, doch stoïcijns keert hij zich naar de gendarmen en steekt de armen op en geeft hen de absolutie.
Wachtmeester PEIFFER, die aan de knie en de kuit is geraakt, sleept zich naar de berm.
De munitie van zijn geweer is op, maar hij blijft vuren met zijn pistool.
Wachtmeester THILL valt neer met een doorboorde keel. Hij tracht het bloeden nog te stelpen met zijn zakdoek maar enkele ogenblikken later is hij doodgebloed.
NOERDINGER,JUSTIN, BOULANGER en PEIFFER kunnen zich terugtrekken in de post van pater GOFFIN.
Met zijn hulp kunnen de gewonde rijkswachters vluchten via NEDERLAND en zich later terug bij het leger voegen.
Auguste BOUKO was 51 jaar en had 30 jaren dienst bij de Rijkswacht.
Jean THILL was 31 jaar en 8 jaar gendarm.
De met bloed doordrenkte berenmuts van wachtmeester THILL is nog steeds te zien in het Museum van de Rijkswacht te BRUSSEL. Het uniform van wachtmeester BOUKO bevindt zich in het Koninklijk Museum van het Leger te BRUSSEL.
04-08-1999 Julien Faes
(bron : De geschiedenis van de Rijkswacht - deel 2)
Liège-Herstal-Visé, 31 août 1914, dans le New York Times
London, Aug 31 - A Reuter dispatch to Ostend says that a small party which has just returned from a visit to Liege describes the destruction wrought by the war as appalling.
All along the road to Vise, said one of the party, there was nothing to be seen but walls blackened by smoke, the remains of factories burned, and mounds of earth freshly dug - the sepulchre of the first Germans to fall.
And then comes Vise. What a painful sight for those who knew the proud city, so typical of Walloon gayety, and now nothing but a mass of ruins, while many of the inhabitants lie all over the place, their chests riddled with bullets! I was told here that the natives were put to work building roads for the invaders from Vise to Aix-la-Chapelle.
On the way to Argenteau we met a procession of able-bodied men marching four abreast and commanded by a non-commissioned officer, all carrying implements for road and trench building. These men have to submit to discipline Draconian in severity.
Herstal, usually filled with the busy hum of activity in factories, coal mines, and workships, we found plunged into deathly silence.
At last we entered Liege.The inhabitants stood at the thresholds of their homes, silent and anxious, but afraid to speak. The streets in the middle of the town wore a deplorable aspect. Many houses had been abandoned. Their doors and windows were shattered and their contents had been removed.
Nobody but soldiers were to be seen. The Place de lUniversite, the Rue des Pitteurs, and the Quai des Pecheurs had been burned.
The New York Times, 1 septembre 1914
Une heure plus tard nouveau combat, d'une rive à l'autre de la Meuse.
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Les deux premiers fantassins belges
morts à Visé peu après les gendarmes Louis Maulus, soldat 12e de Ligne |
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Nous cherchons des souvenirs de Prosper Van Gastel et de Louis Maulus merci de contacter Marc Poelmans Merci au 1er Caporal-chef Meurée du 12e de
Ligne de Spa |
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©Marc Poelmans
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dernière mise à jour:17/04/12