1914
L'armée
belge de 1914 est une armée désorganisée.
Elle le fut de la volonté des dirigeants politiques
qui ne voulaient pas investir dans les effectifs
militaires et dans le matériel et qui se basaient
sur la neutralité de la Belgique, garantie par les
signataires de l'acte de 1839.
Si un pays venait à agresser ou à traverser la
Belgique, les autres membres du pacte s'engageaient
à intervenir.
Sauf que même dans le meilleur des cas, cela
signifiait une invasion du territoire national sans
que l'armée puisse effctivement y répondre et avec
des dégâts conséquents.
Déjà en 1870 lors de la guerre franco-prussienne,
les effectifs avaient été mobilisés le long de la
frontière française, de crainte que l'armée
d'outre Quiévrain ne traverse le pays lors de sa
campagne militaire.
Mais en 1870, le pays a une armée forte avec une
artillerie qui possède les meilleurs canons du monde
et une infanterie qui peut aisément soutenir celle
des prussiens.
Nous
voilà donc en 1914 avec une armée dont les
effectifs sont inférieurs à ceux de 1839 !!
Pourtant Brialmont depuis bien longtemps a demandé
un renforcement de l'armée et prévu ce qu'il allait
advenir.
On manque de tout: hommes, officiers, matériel,
entrainement.
Un simple exemple: l'armée a été dotée de
quelques mitrailleuses, en fait 120 en tout pour
toute l'armée, mais les soldats ne savent qu'à
peine s'en servir et en cas d'enrayement de l'arme ne
savent pas la réparer.
Heureusement, on a quand même construit certaines
lignes de défense, à Liège, Namur et Anvers, vers
où l'armée doit se replier en cas d'attaque.
Il est impossible pour l'armée belge d'en arrêter
une autre.
D'autant plus qu'avec cette pseudo garantie de
neutralité inviolable, elle sait que d'autres
viendront automatiquement à son secours, à quoi bon
dès lors avoir une grande armée.
Sauf qu'avoir un dispositif suffisament dissuasif
aurait pu empêcher la traversée du territoire par
n'importe quel belligérant.
En effet, si la Belgique était en mesure de retarder
un envahisseur jusqu'à l'arrivée des renforts
étrangers, c'eut été un trop grand risque pour
l'attaquant.
Le plan belge est de retenir autant que possible tout
invasion en reculant jusqu'à la position fortifiée
d'Anvers, bastion réputé imprenable.
En 1914 la France n'est pas celle d'aujoud'hui, elle
a perdu l'Alsace et la Lorraine territoires annexés par l'Empire
allemand en application du traité de Francfort,
signé le 10 mai 1871 après la défaite
française de Sedan et la reddition de Napoléon III.
Les prussiens y ont construit une ligne de défense.
En face, les français ont fait de même.
Dès lors pour contourner cette ligne de défense,
les allemands n'ont que le choix soit de passer par
la Suisse, laquelle est un bastion retranché, bien
entrainé, bien armé et d'un relief très difficile,
soit de passer par la Belgique, avec ses larges
plaines qui laissent un passage facile, des fleuves
et des voies ferrées qui permettront très
rapidement d'envahir la Fance via la région de
l'entre Sambre et Meuse.
Le
noeud de ce dispositif: LIEGE, idéalement situé
C'est une position
stratégique de toute première importance de
par sa situation car, par Liège convergent :
- 17 axes routiers (au départ d'Aix-la-Chapelle, de
Bruxelles, de Maastricht, de Namur, de Verviers,
etc...)
- 7 voies ferrées dont l'axe Allemagne-France
- 1 grand fleuve : la Meuse
- 2 rivières importantes :l'Ourthe et la Vesdre.
Cette configuration explique le trafic important de
cette région. Liège est aussi un passage obligé
vers l'intérieur de la Belgique et vers les zones
portuaires.
Tenir Liège c'est tenir les voies de communicaions
et en quelques heures avoir parcouru des centaines de
kilomètres. C'est déjà la blitzkrieg !
ULTIMATUM ALLEMAND (2 AOUT
1914).
-Note, remise au Ministère des
affaires étrangères à 7 heures du soir, ainsi
formulée
"Le
Gouvernement allemand a reçu des nouvelles
sûres, d'après lesquelles les forces
françaises auraient l'intention de marcher sur
la Meuse par Givet el Namur; ces nouvelles ne
laissent aucun doute sur l'intention de la France
de marcher sur l'Allemagne par le territoire
belge.
Le Gouvernement, impérial allemand ne peut
s'empêcher de craindre que la Belgique, malgré
sa meilleure volonté, ne soit pas en mesure de
repousser avec succès une marche française
comportant un plan aussi étendu, de façon à
assurer à l'Allemagne une sécurité suffisante
contre cette menace; c'est un devoir impérieux
de conservation pour l'Allemagne de prévenir
cette attaque de l'ennemi.
"Le
Gouvernement allemand regretterait très vivement
que la Belgique regardât comme un acte
d'hostilité contre elle le fait que les mesures
des ennemis de l'Allemagne l'obligent à violer
aussi, de son côté, le territoire belge.
Afin de dissiper tout malentendu, le Gouvernement
allemand déclare ce qui suit :
"1°
L'Allemagne n'a en vue aucun acte d'hostilité
contre la Belgique. Si la Belgique consent, dans
la guerre qui va commencer, à prendre une
attitude de neutralité amicale vis-à-vis de
l'Allemagne, le Gouvernement allemand, de son
côté, s'engage, au moment de la paix, à
garantir l'intégrité et l'indépendance du
royaume dans toute leur ampleur.
"2°
L'Allemagne s'engage, sous la condition
énoncée, à évacuer le territoire belge
aussitôt la paix conclue.
"3° Si la
Belgique observe une attitude amicale,
l'Allemagne est prête, d'accord avec les
autorités du Gouvernement belge, à acheter
contre argent comptant tout ce qui est
nécessaire à ses troupes et à l'indemniser
pour les dom quelconques causés en Belgique par
les troupes allemandes.
"4° Si la
Belgique se comporte d'une façon hostile contre
les troupes allemandes et particulièrement fait
des difficultés à leur marche en avant par la
résistance des fortifications de la Meuse ou par
des destructions de routes, chemins de fer,
tunnels on autres ouvrages d'art, l'Allemagne
sera obligée, à regret, de considérer la
Belgique en ennemie.
"Dans ce cas,
l'Allemagne ne pourrait prendre aucun engagement
vis-à-vis du royaume, mais elle devrait laisser
le règlement ultérieur des rapports des deux
États l'un vis-à-vis de l'autre à la décision
des armes.
"Le
Gouvernement a le ferme espoir que cette
éventualité ne se produira pas et que le
Gouvernement belge saura prendre les mesures
appropriées pour empêcher que des faits comme
ceux qui viennent d'être mentionnés ne se
produisent.
"Dans ce cas,
les relations d'amitié qui unissent les deux
États voisins seront maintenues d'une façon
durable."
RÉPONSE BELGE (3 AOUT
1914).
A cette mise en demeure injurieuse et brutale,
signifiée par l'une des Puissances garantes de sa
neutralité, la Belgique fit, quelques heures après,
la fière réponse que voici :
"Par sa note
du 2 août 1914, le Gouvernement allemand a fait
connaître que, d'après des nouvelles sûres,
les forces françaises auraient l'intention de
marcher sur la Meuse, par Givet et Namur, et que
la Belgique, malgré sa meilleure volonté, ne
serait pas en état de repousser sans secours les
marches en avant des troupes françaises.
"Le
Gouvernement allemand s'estimerait. dans
l'obligation de prévenir cette attaque et de
violer le territoire belge. Dans ces conditions,
l'Allemagne propose au Gouvernement du Roi de
prendre vis-à-vis d'elle une attitude amicale et
elle s'engage, an moment de la paix, à garantir
l'intégrité du royaume et de ses possessions
dans toute leur étendue.
"La note
ajoute que, si la Belgique fait des difficultés
à la marche en avant des troupes allemandes,
l'Allemagne sera obligée de la considérer comme
ennemie et de laisser le règlement ultérieur
des rapports des deux États l'un vis-à-vis de
l'autre à la décision des armes.
"Cette note a
provoqué chez le Gouvernement du Roi un profond
et douloureux étonnement. Les intentions qu'elle
attribue à la France sont en contradiction avec
les déclarations formelles qui nous ont été
faites, le 1er août, au nom du Gouvernement de
la République.
"D'ailleurs,
si, contrairement à notre attente, une violation
de la neutralité belge venait à être commise
par la France, la Belgique remplirait tous ses
devoirs internationaux et son armée s'opposerait
à l'envahisseur avec la plus vigoureuse
résistance. Les traités de 1859, confirmés par
les traités de 1870, consacrent l'indépendance
et la neutralité de la Belgique, sous la
garantie des Puissances, et notamment lu
Gouvernement de Sa Majesté le roi de Prusse.
"La Belgique
a toujours été fidèle à ses obligations
internationales; elle a accompli ses devoirs dans
un esprit de loyale impartialité; elle n'a
négligé aucun effort pour maintenir et faire
respecter sa neutralité. L'atteinte à son
indépendance, dont la menace le Gouvernement
allemand, constituerait une flagrante violation
du droit des gens.
"Aucun,
intérêt stratégique ne justifie la violation
du droit.
Le Gouvernement belge, en acceptant les
propositions qui lui sont notifiées,
sacrifierait l'honneur de la nation, en même
temps qu'il trahirait ses devoirs vis-à-vis de
l'Europe. Conscient du rôle que la Belgique joue
depuis plus de quatre-vingts ans dans la
civilisation du monde, il se refuse à croire que
l'indépendance de la Belgique ne puisse être
conservée qu'au prix de la violation de sa
neutralité. Si cet espoir était déçu, le
Gouvernement belge est fermement décidé à
repousser par tous les moyens en son pouvoir,
toute atteinte à son droit."
Au Peuple Belge
C'est à mon plus
grand regret que les troupes Allemandes
se voient forcées de franchir la
frontière de la Belgique. Elles agissent
sous la contrainte d'une nécessité
inévitable la neutralité de la Belgique
ayant été violée par des officiers
français qui, sous un déguisement, ont
traversé le territoire belge en
automobile pour pénétrer en Allemagne.
Belges !
C'est notre plus grand désir qu'il y ait
encore moyen d'éviter le combat entre
deux peuples qui étaient amis jusqu'à
présent, jadis même alliés. Souvenez
vous du glorieux jour de Waterloo où
c'étaient les armes allemandes qui ont
contribué à fonder et établir
l'indépendance et la prospérité de
votre patrie.
Mais il nous faut le chemin libre. Des
destructions de ponts, de tunnels, de
voies ferrées devront être regardées
comme des actes hostiles.
Belges !
Vous avez à choisir !
J'espère que l'armée allemande de la
Meuse ne sera pas contrainte de vous
combattre. Un chemin libre pour attaquer,
c'est tout ce que nous désirons.
Je donne des garanties formelles à la
population belge qu'elle n'aura rien a
souffrir des horreurs de la guerre; que
nous payerons en or-monnaye les vivres
qu'il faudra prendre au pays; que nos
soldats se montreront les meilleurs amis
d'un peuple pour lequel nous éprouvons
la plus haute estime, la plus grande
sympathie.
C'est de votre sagesse et d'un
patriotisme bien compris qu'il dépend
d'éviter à votre pays les horreurs de
la guerre.
Le Général Commandant
en Chef l'Armée de la Meuse
von Emmich
|
  
Le
2 août 1914, le Général von Emmich
lance un ultimatum à la Belgique:
laissez nous passer !
|

Le
même jour, refusant cet ultimatum, le Roi Albert,
conformément à l'article 68 de la Constitution,
prend le commandement effectif de l'armée
Les troupes allemandes envahissent la Belgique où en
peu de temps elles arriveront à Visé.
L'offensive Von Emmich a commencé.
Le but de son offensive est de prendre la Position Fortifiée de Liège qui est ceinturée de
12 forts.
La
place porte désormais le
nom de P.F.L. (Position Fortifiée
de Liège).
Elle a été placée sour le commandement du
Général Leman.
Les
anciennes défenses de Liège, la Citadelle et la
Chartreuse, obsolètes et déclassées en 1891, font
partie du système mais point de vue défensif
céderont la place à ces 12 forts.
C'est une ceinture de fort conçue par le général
Brialmont et construite entre 1888 ey 1891 sur base
de la guerre de 1870, et de l'armement de cette
époque avec un matériau innovant; le béton
Grave erreur, ils sont fait en béton NON armé et ne
résisteront pas à l'armée allemande qui à
l'époque à déjà une guerre d'avance, ce qu
Brialmont ne pouvait prévoir.
Conçus pour résister à des obusiers et canons de
210, on n'imaginait pas que l'assaillant arriverait
avec des canons de 420mm du type Gosse Bertha.
Les forts manquaient aussi de systèmes de
ventilation, c'est ce qui causa la plupart du temps
leur reddition, asphixiés par des gaz toxiques.
Le but de cette ceinture est d'empêcher la prise de
la ville, qui elle même est dépourvue de défenses,
et surtout de permettre la réorganisation de
l'armée et la mise au point d'une contre-attaque.
Les forts réussiront leur mission.
Ils
résisteront bien plus longtemps que ce que les
allemands s'imaginaient, eux qui croyaient en avoir
fini en quelques heures perdront plus d'une semaine.
Il faudra qu'ils amènent leur plus grosse artillerie
pour venir à bout de la résistance des liégeois,
mais l'objectif avait été atteint, grâce à leur
résistance, l'armée belges et les alliés avaient
pu se regrouper à l'ouests
La ville reçut dès le 7 août de la France la
Légion d'Honneur pour sa résistance.
C'est aussi en hommage à Liège qu'à Paris on
débaptisa le café viennois pour le renommer café
liégeois.

von Emmich
L'Armée de la Meuse,
sous les ordres du général von Emmich,
comptait, d'après certains auteurs, 55
000 hommes environ, dont 15 000
cavaliers, 80 canons, une escadrille
davions de reconnaissance et un
dirigeable (le Z VI "Cöln").
Ces troupes, prélevées sur cinq corps
darmée différents, étaient
divisées en six brigades mixtes:
Le 25e R.I. de
Aix-la-Chapelle.
La 34e Br. du 9e C.A. venant
de Schwerin.
La 27e Br. du 7e C.A. venant
de Cologne.
La 14e Br. du 4e C.A. venant
de Halberstadt.
La 11e Br. du 3e C.A. venant
de Brandebourg.
La 38e Br. du 10e C.A. venant
de Hanovre.
La 43e Br. du 11e C.A. venant
de Cassel.
|

Plan d'attaque allemand
 |

Leman
À Liège, la garnison de
la place comprenait des troupes de
campagne et des troupes de forteresse.
Les troupes de campagne, la 3e
D.A. (division darmée), étaient
constituées de 34 500 hommes
(environ) et étaient dotées de 72
canons. Les troupes de forteresse
(incluant linfanterie,
lartillerie, le génie et la
cavalerie) se composaient de 15 000
hommes (dont 5 000 dans les forts), et
disposaient des 207 pièces
dartillerie des forts, auxquelles
il faut ajouter les 114 pièces mobiles
anciennes affectées à la défense des
intervalles. Cela donne pour la défense
de Liège un total de 50 000 hommes et de
393 bouches à feu, certains avancent un
nombre moins important et l'estiment à
32 000 hommes
|
Les forts, en commençant par
le nord, rive droite de la Meuse :
Barchon,
grand fort
Évegnée, petit fort
Fléron,
grand fort
Chaudfontaine,
petit fort
Embourg,
petit fort
Boncelles,
grand fort
Flémalle,
grand fort
Hollogne,
petit fort
Loncin,
grand fort
Lantin,
petit fort
Liers,
petit fort
Pontisse, grand fort
Il manque un fort dont on va regretter
l''absence, c'est celui construit en aval
de Visé en qu'on construira plus tard à
Eben Emael.
Il aurait couvert la région de
Lixhe-Visé.
|
Douze forts, six petits et
six grands, situés à une distance de 7 à 9
km du centre de Liège et à une distance
variant entre eux de 2 et 6 km. qui leur
permet de se protéger mutuellement Chaque fort est équipé de 2
canons vétustes de 150 pouvant tirer à 8 km
un projectile de 40 kg, de 2 canons de 120,
de 1 ou 2 obusiers de 210 et de 2 canons de
57 à tir rapide pour la défense
rapprochée. Utilisant encoore de la poudre
noire, alors que la poudre sans fumée
existe, ils dégagent une forte fumée
irrespirable à la longue.
Brialmont a prévu des voûtes de béton
susceptibles de résister au choc et à
lexplosion dobus chargés de 60
kilos de poudres brisantes.
Le béton nest pas armé, les
cuirassements ne dépassent pas une
épaisseur de 22 mm et peuvent résister aux
obus de 210 dun poids de 91 kilos.
Mais les projectiles de 420 pèsent dix fois
plus...
http://www.clham.org/050271.htm
la construction des forts

|
plan d'un
fort



http://www.clham.org
|
Les
Allemands entreront par Visé.
Des combats se déroulent dans la ville
6 gendarmes qui revenaient de Gemmenich, commandés
par le maréchal des logis chef Peiffer, s'opposent
aux allemands pourtant vingt fois plus nombreux.
Cliquez ici pour le
récit de ce combat héroïque
  
|
Auguste
Bouko et Jean-Pierre Thill furent les
deux premiers gendarmes tués aux
côtés de leurs collègues Noerdinger,
Justin,Peiffer
et Boulanger
qui, blessés , après des mois de
convalescence iront se battre sur le
front de l'Yser.
Un monument en leur honneur sera
inauguré le 19 septembre 1920 et
détruit par les allemands en 1942.
|
En face, depuis la rive gauche, sous le
commandemant du Major Collyns, le IIe
bataillon du 12e de Ligne défend la position.
Les allemands ne peuvent plus passer par le pont
détruit, ils tirent depuis la rive vers les maisons
du quai du Halage et s'efforcent de passer à Lixhe
au gué de la Meuse où ils tentent de construire un
pont.
Le Major Collyns défend la rive gauche mais doit
finir pas se replier, les allemands sont près de
passer à Lixhe.
Au moment de rassembler les troupes il constate que
deux soldats sont tombés: Louis
Maulus et Prosper Van Gastel alors
qu'ils étaient en position à la terrasse du Café
du Pont visible sur la photo de gauche et aujourd'hui
disparu et à l'endroit duquel se trouve le monument
du 12e de Ligne en face des maisons des
photos de dessous qui existent toujours.
Cliquez ici pour la
relation des faits Le
récit du Major Collyns

Vue depuis le pont |

Vue depuis la Rue de Tongres
(actuelle Av; Roosevelt) |
La Café
du Pont vu depuis le pont, il est
plus ou moins à l'endroit où se
situe le pont actuel.
Ci-dessous, la maison en face du
Café du Pont à gauche avant le
pont, et les maisons en face du Café
du Pont qui existent toujours en
contrebas de l'actuelle Av. Roosevelt
le monument en hommage à Louis Maulus
et Prosper Van Gastel se trouve à l'emplacement
du mur de gauche |
 |
 |
Visé à le triste
privilège de posséder les monuments qui
commémorent les premiers soldats tombés au
champ d'honneur
De rage les troupes allemandes qui ne
s'attendaient à aucune résistance en
Belgique mettront le feu à la ville.
Certains soldats croyaient même qu'ils
venaient en libérateur car le pays avait
été envahi par les troupes françaises.
Les allemands inventèrent alors la légende
des francs-tireurs, des civils qui auraient
harcelé les soldats, à une époque où la
guerre est exclusivement affaire de
militaires, et ces soi-disant résistants
servirent de prétexte aux pires attrocités
Cela faisait aussi partie d'une tactique
basée sur la terreur afin que personne n'ose
entraver la marche des allemands.
Pourtant l'armée belge, bien que mal
organisée, vieillote, manquant d'officiers,
fera un remarquable travail, faisant preuve
d'un courage que nulle autre grande armée au
monde ne remettra jamais en cause.
Sous prétexte de francs-tireurs, les
Allemands boutèrent le feu à la cité qui
fut presqu'entièrment détruite et
assassinèrent plusieurs visétois.


Le pont détruit par le Génie, qui dut s'y reprendre
à deux fois.
En face, les maisons de Devant-le-Pont d'où le 12e
de Ligne tirait sur les allemands

Cliquez
ici pour le récit de la bataille par le
Major Charles Collyns
Insigne de béret du 12e de Ligne
Le Perron Liégeois rappelle que ce
régiment était basé à Liège
La prise du 1er
drapeau allemand d'après un récit du
Major Collyns
qui terminera sa carrière comme
Lieutenant-Général
|
 
Les
troupes d'occupation allemandes défilent dans
Visé le 25 novembre 1914 pour leur départ
depuis la place de Visé
Ces troupes séjournèrent d'août 1914 jusqu'au
25 novembre. Photo du RP Nihard de Val Dieu
On retrouve les officiers sur d'autres photos à
table

Les Allemands
avaient invoqué comme prétexte à l'incendie de
Visé, et d'autres villes, la présence de
francs-tireurs qui auraient agressés les troupes
teutonnes lorsqu'elles envahirent le pays.
Il a été
démontré depuis très longtemps que c'était
complètement faux.
C'est tout juste si nous leur avions pas
déclaré la guerre...
La propagande allemande alla jusqu'à faire des
photos montrant la résistance qui "obligea
leur armée à riposter",
l'image ci-dessous en est un exemple, elle montre
des barricades dressées à Visé.
Des cartes similaires existent également pour
d'autres communes comme Battice.
Les autorités
belges avaient bien prévenu la population de ne
pas commettre d'exactions envers l'envahisseur.
la guerre est alors exclusivement une affaire de
soldats dans laquelle les civils n'ont rien à
faire. ben voyons !
Cela alla même
jusqu'à demander, pour maintenir la neutralité
belge, que pendant le confli précédent entre
français et allemands, les belges engagés à la
Légion Etrangère, soient dispensés de service
combattant. De là viendrait dans la chanson de
la Légion le vers peu élogieux consacré aux
belges
" Tiens, voilà du boudin, voilà du
boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges y'en a plus (bis)
Ce sont des tireurs au cul
Pour les Belges y'en a plus (bis)
Ce sont des tireurs au cul "
Les allemands
laissaient un triste résultat après leur
passage à Visé, de nombreux civils massacrés.
La ville fut détruite, plus de 600 maisons
furent brûlées et démolies Les hommes seront emmenés en
captivité, les femmes et les enfants chassés en
Hollande.
Bilan : 42 visétois massacrés, 10 qui mourront
en captivité, 4 soldats belges et deux gendarmes
seront tués.
Visé sera la 1ère des villes martyres de
la Grande Guerre.
Vers
la page consacrée aux victimes.
En hommage, et le cas
est unique en Belgique concernant Visé, le Collège échevinal de
la ville bruxelloise de Watermael en date du
7.02.1919 décida de donner le nom de la ville
martyre à la rue, jusque-là nommée rue du Tram
et qui avant celà portait le nom de rue
d'Ixelles, et fut débaptisée avenue de VISE,
dénomination officielle en Néerlandais :
VISELAAN.

|

Le monument aux morts
de 14-18 près de l'hôtel de ville
Il est l'oeuvre du professeur Falize de l'Académie des
Beaux-Arts de Liège
Deux minenwerfers, mortiers légers, entourent la statue
d'un soldat casqué
les canons ont disparu depuis.
Liste des combattants
visétois décédés pendant le conflit et des
anciens combattants repris dans les livres des
Cartes du Feu
|
Deux quartiers
échappèrent à l'incendie d'août 1914,celui de
Souvré au sud de la ville en contrebas,
et celui de Devant-le-Pont sur la rive gauche sauvé
par l'intervention d'un allemand directeur d'une
usine dans le quartier Basse-Meuse.
Grâce à cela on peut trouver sur le Quai du Halage
des maisons qui datent de plusieurs siècles, et un
peu plus loin l'ancienne maison qui servit de
quartier général à Louis XIV
les seuls vestiges non détruits du centre de Visé
restant essentiellement les rues Dossin et Raskinroy.

Les
Allemands occupent Visé et posent en photo qu'ils
envoient chez eux en signe de victoire


A gauche, les pioniers allemands chargés de
construire ou d'entretenir le chemin de fer la
Landw.Eisenb.-Bau-Komp.Nr.205 pose à Visé (document Marc Poelmans)
et à droite
soldats et officiers qui posent près de l'hôtel
Michaux
|
Liège est décorée de la
Légion dhonneur
Du Journal officiel (8
août 1914)
Paris, le 7 août 1914
Monsieur le
Président,
Au moment où lAllemagne, violant
délibérément la neutralité de la Belgique,
reconnue par les traités, na pas hésité
à envahir le territoire belge, la ville de
Liège, appelée, la première, à subir le
contact des troupes allemandes, vient de
réussir, dans une lutte aussi inégale
quhéroïque, à tenir en échec
larmée de lenvahisseur.
Ce splendide fait darmes constitue, pour la
Belgique et pour la ville de Liège en
particulier, un titre impérissable de gloire
dont il convient que le gouvernement de la
République perpétue le souvenir mémorable en
conférant à la ville de Liège la croix de la
Légion dhonneur.
Jai, en conséquence, lhonneur de
vous prier de vouloir bien revêtir de votre
signature le projet de décret ci-joint,
approuvé par le Conseil de lOrdre de la
Légion dhonneur et décidant que la croix
de la Légion dhonneur est conférée à la
ville de Liège.
Le ministre des Affaires étrangères, Gaston
Doumergue.
 |
Le Président de la République
Française
Sur la Proposition du Ministre des Affaires
étrangères
DECRETE:
Article
Premier. La croix de chevalier de la
Légion dhonneur est conférée à la ville
de Liège.
ART. 2. Le ministre des Affaires
étrangères et le grand chancelier de
lOrdre sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de lexécution du présent
décret.
Fait
à Paris, le 7 août 1914.
Par le
président de la République.
R. Poincaré
Le ministre des Affaires étrangères
Gaston Doumergue
|
|
Le
magazine l'Illustration raconte les événements

|
Août 1914, la Belgique est
envahie par les troupes allemandes.
 Le gouvernement belge quitte
Bruxelles et demande l'hospitalité à la France.
Sainte-Adresse près du Havre
sera choisie parce qu'au "Nice Havrais", de
vastes bâtiments luxueux et des villas récemment
construits par l'architecte Dufayel permettaient
d'accueillir et de loger le gouvernement et les
ministères Belges.
Le 13 octobre 1914, deux bateaux faisaient leur
entrée au Havre avec à leur bord les représentants
du gouvernement Belge.
Voir reportage sur ina.fr/le
gouvernement belge a sainte-adresse.fr
Alors que la Belgique est presque entièrement
occupée par les Allemands, Sainte-Adresse fut
capitale administrative du royaume, cédée à bail
au gouvernement belge pour la durée des hostilités.
Ce dernier s'installa donc d'octobre 1914 à novembre
1918 dans l'« immeuble Dufayel », construit par
Georges Dufayel en 1911. Il avait à sa disposition
un bureau de poste, utilisant des timbres-postes
belges.
LHostellerie Normande sert essentiellement de
résidence communes pour les ministres et cadres, la
villa Louis XVI est désignée comme Ministère de la
Guerre
Malheureusement, lors de bombardements alliés en
1944, la plupart de ces beaux bâtiments seront
réduits en cendres.

|
Le Gouvernement
Belge à
Le Havre / Sainte-Adresse
de gauche à droite:
Poullet, Hubert, Segers, Helleputte,
Berryer, van de Vyvere, Vandevelde,
Hymans, Brunet, Goblet d'Alviella, Carton
de Wiart, de Broqueville, Renkin et le
Lieutenant-Général de Ceuninck
|

|

|
 |
 |
| Le complexe
Nice Havrais siège du gouvernement belge |
Sainte-Adresse devient la capitale
belge à l'étranger, elle sera louée par le
gouvernement belge.
La ville a donc vécu, entre 1914 et 1918, sous un
double drapeau.
Les couleurs françaises et belges qui encadrent la
statue du roi Albert 1er à l'entrée de la ville.
Témoigage
de la pérennité de ces souvenirs; l'insertion du
drapeau belge dans les armoiries de la ville qui est
blasonnée comme suit : écartelé, au premier et
au quatrième d'azur à une tour d'argent maçonnée
de sable, au deuxième et au troisième de gueules à
une coquille d'or, à la croix d'or, chargée en
abîme d'un écusson tiercé en pal de sable, or,
gueules qui est Belgique.
Le récent jumelage avec De Panne, station balnéaire
belge où résidait le roi Albert 1er entre 1914 et
1918, confirme qu'à Sainte Adresse on n'a pas
oublié
Le gouvernement installé en France, La Poste y est
aussi installée et les courriers sont affranchis en
timbres belges portant l'oblitération "Sainte
Adresse Poste Belge Belgische Post"
L'armée belge a du reculer et s'est retranchée dans
la région de l'Yser.
La situation devenait intenable du fait de la
différence des effectifs en présence.
L'éclusier Henri Geeraerts suggère à l'état-major
un moyen d'inonder la plaine pour stopper
définitivement l'avancée de l'armée allemande.
Il faut profiter de l'altitude des polders qui sont
sous le niveau de la mer.
En ouvrant les vannes des écluses à marée montante
et en les refermant à marée descendante, la mer
inondera toute la région.
Du fait du déséquilibre des effectifs en présence,
constatant que la ligne de défense ne pourra tenir
indéfiniment, le roi Albert de Belgique approuve
l'opération qui est menée par le général Dossin.
L'opération aura lieu le 25 octobre.
L'ingénieuse
proposition de l'éclusier a permis à l'armée
franco-belge de s'établir solidement sur la rive
occidentale du fleuve et de stopper l'avance de
l'adversaire vers un objectif de grande valeur
stratégique : Dunkerque.
À l'exception de deux offensives sur Tervaete
rapidement repoussées les 22, 23 et 24 octobre 1914,
la ligne de l'Yser restera infranchissable pour
l'armée allemande jusqu'à la fin des hostilités en
1918.
Le 19 octobre, le 1er
corps britannique sous les ordres du général sir
Douglas Haig, nouvellement arrivé, lance une
contre-offensive contre l'armée allemande depuis ses
positions dans les environs de la ville belge
d'Ypres.

1915 Ypres
A Ypres des combats font rage.
Pour la
première fois les allemands utiliseront des
gaz de combat, le gaz moutarde auquel on
donnera le nom d'Ypérite.
C'est à Steenstraete que
les allemands l'utiliseront pour la première
fois.
Ce nom deviendra en 1945 celui d'une des
unités des Brigades d'Irlandes (voir page http://www.arquebusiers.be/20e-siecle-4.htm )
Belges, britanniques et canadiens tiennent
bon.
Lors de cette bataille dans les plaines
belges, les pertes humaines britanniques
s'élèveront à 58 000 hommes depuis le
début de l'offensive, les pertes allemandes
à 35 000 et les pertes françaises à 10.000
environ et près de 14.000 belges.
Les troupes britanniques n'ont reculé que de
5 km sur le front.
http://www.inflandersfields.be/#
Un symbole
toujours porté par les britanniques
émergera de cette bataille dans les champs
de Flandre
Le coquelicot du jour du Souvenir et le
poème "Au champ d'honneur"
On reconnaît le coquelicot comme le
symbole du souvenir à la mémoire des
soldats du Canada, des pays du Commonwealth
britannique et des États-Unis qui sont morts
à la guerre.
Cette fleur doit son importance au poème Au
champ d'honneur composé par le major
John McCrae (nommé plus tard lieutenant
colonel), un médecin du Corps de santé de
l'Armée canadienne, au cours de la deuxième
bataille d'Ypres, en Belgique, en mai 1915.
Les références au
coquelicot aux première et dernière
strophes du poème de la guerre le plus lu et
le plus souvent cité ont contribué à
donner à la fleur le statut d'emblème du
souvenir et de symbole d'une croissance
nouvelle parmi la dévastation laissée par
la guerre.
La première personne à l'utiliser de cette
façon fut Mme Michael, membre du
personnel du American Overseas YMCA,
au cours de la dernière année de la guerre.
Mme Michael lu le poème de John
McCrae et en fut si touchée qu'elle composa
également un poème en guise de réponse.
Comme elle le précisa plus tard :
« Dans un moment fort de résolution,
j'ai pris l'engagement de garder la foi et de
toujours porter un coquelicot rouge des
champs de Flandre comme symbole du Souvenir
afin de servir d'emblème et de garder la foi
avec toutes les personnes décédées »
In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.
We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved, and now we lie
In Flanders fields.
Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.
Lieutenant Colonel
John McCrae, MD (1872-1918)
Canadian Army
|
In Flanders fields
|
Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.
Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur.
À vous jeunes désabusés
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.
*Adaptation française
du major Jean Pariseau
|
Cette
fleur se remarqua sur les champs de bataille à des
endroits où elle ne poussait pas, déjà lors des
guerres napoléoniennes.
En fait les bombardements remuant le terrain et y
apportahnt la chaux des bâtiments détruits, favorisent
la poussée de la plante.
Elle s'y développe comme un hommage aux hommes qui sont
tombés à cet endroit.
|
En 1919

Le 28 mai, Roi Albert 1er vient en visite à
Visé, ville martyre.
Il demandera à l'Abbé Goffin, que l'on voit à la
droite du Roi, de lui retracer le combat des gendarmes
auquel il avait assisté et la mort de Auguste
Bouko et Jean-Pierre Thill.
Le Roi s'en montra très ému et félicita le prêtre de
son comportement pendant cette bataille

|
En 1920

le 19 septembre, un monument est inauguré en présence
de toute la population, pour rappeler le sacrifice de
Bouko et Thill.
Il est dressé contre le mur de la poste près de la
place de Visé.

Ce monument sera détruit en 1942 par les allemands et
remplacé après la guerre par un monument plus petit
situé au même endroit

Ls Francs Arquebusiers n'ont pas encore repris leurs
cortèges dans les rues de la cité en cours de
reconstruction
Toutefois le 30 octobre 1920, ils assistent en corps aux
funérailles de leur capitaine-commandant Joseph
Cerfontaine qui était à la tête de la bonne ordonnance
de la compagnie depuis 1895
|
La reconstruction
de Visé
| Des quartiers
provisoires, les baraquement, furent
construits pour abriter la population. Appelés
par dérision le quartier des Sénégalais |
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| Vient le moment de la
reconstruction sous la houlette de l'O.R.D.
l'Office des Régions Dévastées |

Rue Haute en reconstruction |

ancien et nouveau pont |

Rue Haute en reconstruction |

la station |

la Renaissance |

rue du pont |

l'hôtel de ville |
Des dizaines de maisons
furent reconstruites par l'Office des
Régions Dévastées,
dont le sigle O.R.D est visible
sur les façades
La 100e, dans la rue du Collège, fut
celle du bourgmestre Lambert-Dehousse où une
plaque le rappelant est apposée sur la façade.
Il était Franc-Arquebusier, c'est là
que pendant des années la compagnie ira chercher
la statue de St Martin,
gardée hors des fêtes par Martine Lambert qui
occupera le bâtiment jusqu'à son décès.
 |

l'hôtel de ville |

la gare |

la gare |

la gare |

Reconstruction de la rue du Collège |

Reconstruction de la Rue des Récollets |

Reconstruction de la Rue Basse |

Reconstruction de la Rue des Récollets |

Reconstruction de la Rue de la Station,
aujourd'hui Rue des Francs Arquebusiers |

Maison de M. Jacques Martin
Rue Haute |

Maison de M. Delange
Rue des Récollets |

Maisons de MM. Coutelier, Michaux et Martin
Rue Basse |

Maisons Martin et Roujob
Rue Haute |

Maison Paulus Anceau
Rue de la Station |
|

En 1921
la
Compagnie pourra reprendre ses fêtes et cortèges
interrompus pendant la Grande Guerre et la reconstruction
de la ville
En 1922, Thomas Cloes est remplacé au poste de
tambour-major par Léonard Cordy

Le 11 novembre 1924
La
compagnie assiste en même temps que les associations
patriotiques,
à l'inauguration du Monument aux Morts de la Grande
Guerre au cimetière de Lorette


Cette même année
1924, le 13 avril, est posée
la première pierre de la
reconstruction de la
Collégiale St Martin comme
l'annonce le Patriotte
Illustré dans son édition
du 20 avril 1924
(doc. M. Poelmans)
|
En
1925, le chef de musique des Francs Arquebusiers
est Jacques Rion qui habitait rue du Général
Thys à Dalhem
Il le restera jusqu'en 1948 et en 1930 sera
également directeur musical chez les
Arbalétriers.
En tant qu'officier, il en demandera
l'autorisation au comité des Francs Arquebusiers
qui vu les liens d'amités avec l'ancienne gilde
accepteront de bon coeur.
Il mettait ses musiciens à la disposition de la
compagnie comme suit en 1934
10 hommes au Réveil
22 hommes l'avant-midi
18 hommes l'après-mide
7 hommes le soir pour animer le bal
C'est de nouveau lui qui assurera la prestation
musicale de la fête de St Martin du 4 novembre
1945 sans toutefois assurer le bal pris en charge
par M. Douin
En 1945 le prix pour 22 musiciens le matin était
de 1650 francs, 75 francs par musicien, de 9h30
à 12h30 et de 1200 francs pour l'après-midi de
16 à 20 heures pour 15 musiciens à 20 francs de
l'heure
En 1946 on le retrouve de nouveau au bal à
partir de 22 heures, le cramignon se terminant
seulement à 21 heures, et la compagnie lui
demande de fournir 6 hommes:
piano, batterie, contrebasse, deux saxos, un
trompette au pris de 40 francs l'heure par homme
avant minuit et de 50 francs après minuit
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| Vers la
suite du 20e siècle de 1925 à 1939 |